Un collectif  "réparation années blanches"

 

Nous sommes 21 personnes qui, après des années de travail au sein de l’Office Culturel de Cluny, ont engagé un procès aux Prud’hommes de Paris, un premier groupe de 10 personnes en 2010 et un second groupe de 11 personnes en 2013. Le premier groupe a gagné le 4 juillet 2014; le second groupe a gagné en mai 2015 en première instance. La Cour des Prud’hommes a assorti ce second jugement d’une exécution provisoire portant sur la totalité des sommes demandées. Ce collectif est né pour informer et soutenir les personnes qui auraient subi les mêmes préjudices.

 

Un Collectif

Nous sommes un collectif de personnes ayant pendant des années travaillé dans une « pseudo-communauté nouvelle » y engageant notre vie professionnelle et notre foi.

Au fil des années, les dérives de cette « pseudo-communauté » devenant de plus en plus criantes, une quarantaine de personnes est partie ou l’a fuie.

Ayant eu un statut illusoire de «bénévoles à plein temps », nous avons été en marge de toute protection sociale (santé et retraite). Aujourd’hui, ces années blanches de toutes cotisations pèsent très lourd sur l’avenir et la vieillesse de ceux qui sont sortis après 10, 15, voire 30 ans de vie communautaire et professionnelle.

Cette violation des droits sociaux les plus fondamentaux conduit de fait à la servitude, elle est en opposition absolue avec l’espérance évangélique et les lois de notre société.

 

 Pourquoi une parole publique ?

 

Alerter :

Les abus psychologiques ou physiques commis au sein de nombreuses communautés nouvelles commencent à être bien connus, mais les abus sociaux sont rarement pris en compte car ils semblent mineurs à côté d’autres dérives qui relèvent du pénal.

Ils sont en réalité les barreaux invisibles de la prison. Comment sortir d’un système d’exploitation économique d’un autre âge ? Sans famille ou proches pour épauler, partir, c’est la détresse et la rue.

 

Prévenir :

Nous souhaitons que notre expérience puisse éclairer ceux qui se posent des questions sur le sens de leur vie, de leur travail et qui se tournent vers des alternatives utopiques. Ils sont les cibles idéales pour ces systèmes communautaires en vase clos.

Quelles que soient la séduction de la rencontre, la force de la parole, ou la joie du partage, les loups rôdent… Pour éviter leurs pièges, des vérifications approfondies s’imposent, hors de toute naïveté bien-pensante ou de cautions convenues, car malheureusement aujourd’hui même dans l’Eglise, nous trouvons des réalités anciennes et nouvelles à fonctionnement sectaire.

 

Informer :

Les anciens de ces communautés, lésés dans leur retraite, peuvent réagir judiciairement, sachant que le délai de prescription est passé en juin 2013 à 2 ans pour les actions en justice et 3 ans pour les salaires. Les délais se raccourcissent dangereusement pour les victimes. Il faut les informer pour les mobiliser et les épauler pour qu’elles puissent avoir le courage d’agir à temps. Aujourd’hui, aucune statistique précise n’existe concernant leur nombre. Elles sont estimées à plusieurs centaines de personnes !

« On agit parce qu’on doit agir, au nom de ce qui est juste »                                                David Schulman

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